Impression que le c½ur va me lâcher, que mes genoux vont flanchés, mon souffle est plus court, je tremble de tous mes membres, mais pourtant faut que je le fasse. Faut que je monte sur cette scène et que je chante le plus fort que je peux. Les petites notes de la guitare résonnent dans mes oreilles, j'avance lentement, un pas, puis deux. Je me place tout en essayant de cacher mon stress. Je commence à chanter, je pose mes deux mains sur le micro, comme ça, mes tremblements ont l'air moins intenses. On sent quand même l'espèce de trémolo dans ma voix et mon souffle qui coupe. Pourtant, plus la chanson avance et plus je suis bien sur la scène devant ces centaines de spectateurs qui nous regarde tous sans faire de bruit. Les tremblements s'en vont peu à peu, sans toutefois disparaître totalement, par contre le trémolo dans ma voix, s'en va dès que j'entame le refrain et ça met en confiance. La chanson tire déjà à sa fin, dans quelques secondes la dernière note de la guitare va résonner dans toute la salle. La chanson est terminée, le silence se fait entendre quelques secondes juste avant une vague d'applaudissements et de cris qui nous enveloppent, eux et moi. Les quatre, on sort de la scène le sourire aux lèvres devant cette tonne d'applaudissements et on a seulement l'impression d'avoir accompli quelque chose d'important.
Je crois qu'on peut être fiers (LL)
Baie-Comeau, 26, 27 & 28 mars